Durant l’éveil, vous pouvez contrôler votre fréquence respiratoire (le cycle complet d’inspiration et d’expiration), mais la plupart du temps, votre respiration s’effectue de façon inconsciente.

Lorsque vous respirez inconsciemment, votre bulbe rachidien prend contrôle du pilote automatique en fonction des besoins de votre corps: en période d’activité, la fréquence de la respiration s’accélère pour nourrir vos cellules d’oxygène, et en période de repos, la fréquence décroît pour économiser votre énergie.

Il en va de même lorsque vous dormez: le bulbe rachidien prend le contrôle de votre respiration et la ralentit considérablement, dépendamment de votre phase du sommeil.

1. Contrôler sa respiration pour s’endormir: la technique du 4-7-8

Si vous avez de la difficulté à vous endormir, un exercice de respiration peut venir à votre rescousse: il s’agit de reprendre le contrôle de votre respiration.

1. Expirez tout l’air que vous avez dans vos poumons,
2. Inspirez par le nez pendant 4 secondes (vous pouvez compter des bateaux ou des moutons si ça peut vous aider à garder le rythme),
3. Retenez votre souffle pendant 7 secondes,
4. Expirez lentement par la bouche pendant 8 secondes.

Vous comprenez maintenant d’où vient le 4-7-8. Cette technique, prise du yoga, permet de maximiser votre apport en oxygène avant de vous endormir et de vous détendre.

2. La respiration et les phases du sommeil

Pendant le sommeil profond et le sommeil lent, la respiration est lente et régulière, comme on associe souvent avec le fait de dormir.

Par contre, pendant le sommeil paradoxal, lorsque le système nerveux est plus actif (comme le révèle le mouvement rapide des yeux), la respiration devient également irrégulière et haletante.

Ces deux types de respirations sont considérées normales lors du sommeil. Lorsque ces respirations sont interrompues fréquemment, on utilise le terme ‘trouble respiratoire du sommeil.’

3. Troubles respiratoires du sommeil

Le ronflement est causé par les voies respiratoires durant le sommeil mais, bien que désagréable, ne fait pas partie des troubles respiratoires du sommeil. D’un autre côté, il pourrait être un symptôme d’un autre trouble respiratoire: l’apnée du sommeil.

L’apnée du sommeil concerne les éléments discutés plus tôt dans cet article: les voies respiratoires, le système nerveux central ou les deux.

Syndrôme d’apnée obstructive du sommeil

Comme le terme l’indique, l’apnée obstructive du sommeil (SOAS) survient lorsque la respiration est interrompue par une obstruction des voies respiratoires.

Le relâchement et l’affaissement des tissus mous dans la gorge empêche la circulation de l’air et réveille fréquemment le dormeur, souvent à son insu. Ce type d’apnée est le plus courant.

Apnée centrale du sommeil

Moins courant, l’apnée centrale du sommeil survient lorsque l’influx nerveux du bulbe rachidien (le pilote automatique discuté précédemment), pour différentes raisons, ne se rend pas bien jusqu’aux muscles de la respiration ou aux voies respiratoires pour laisser passer l’air pendant le sommeil.

Apnée mixte du sommeil

L’apnée mixte du sommeil combine des éléments des 2 types d’apnée: d’abord avec l’apnée centrale qui devient une apnée obstructive du sommeil.

Dans tous les cas, l’apnée du sommeil est une condition ayant des effets graves sur votre santé.

Pour déterminer si vous souffrez de trouble respiratoire du sommeil, le test Epworth peut vous aider à faire le dépistage.

Pour savoir réellement si vous faites de l’apnée du sommeil, de quel type et à quel degré, il faut passer un test complet en clinique. Nous pourrons par la suite détailler la meilleure marche à suivre pour vous aider à mieux respirer, littéralement.

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Quelles sont vos chances de vous assoupir ou de vous endormir dans les situations suivantes, plutôt que de vous sentir simplement fatigué?

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